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L’argent de l’eau doit plus que jamais aller à l’eau

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Le changement climatique est chaque jour un peu plus présent dans nos vies. Il impose des évolutions radicales dans la gestion de nos ressources naturelles. L’eau va devenir un sujet environnemental, économique et géopolitique majeur – en vérité il l’est déjà !

Le changement climatique est chaque jour un peu plus présent dans nos vies. Il impose des évolutions radicales dans la gestion de nos ressources naturelles. L’eau va devenir un sujet environnemental, économique et géopolitique majeur – en vérité il l’est déjà ! Il impose aux usagers des nouvelles pratiques et réclame des décideurs publics une politique de l’eau nouvelle qui nous prépare à cette profonde mutation.

Les météorologues l’ont constaté cet été : si les précipitations ont été faibles en juillet, au détriment des filières d’élevage et des réserves piscicoles retenues dans les étiages, elles restent dans la norme à l’échelle de l’année. Sur une longue période, les précipitations ne baissent pas, mais se répartissent différemment avec des pics et des creux en été qui changent considérablement les repères avec lesquels nous appréhendions la gestion de l’eau.

Au sein des parlements de l’eau que nous présidons, préserver la ressource est une ambition que nous portons ensemble. Les objectifs de bon état des eaux qui nous mobilisent au quotidien ne doivent pas occulter la question de la ressource. Une eau de qualité est nécessaire, mais elle doit aussi être en quantité suffisante et maîtrisée face aux risques successifs avérés d’épisodes de sécheresse et d’inondation.

Une politique de l’eau ambitieuse est donc plus que jamais nécessaire pour remplir ce double objectif. Nous voulons donc engager un plan d’actions portant sur l’ensemble des espaces des cycles de l’eau pour répondre au changement climatique et remettre l’eau et ses milieux au cœur des comités de bassin et des agences.

Sanctuariser les moyens d’une politique de l’eau

La création de l’Agence de la biodiversité, voulue par le gouvernement, peut disperser notre action comme elle peut en renforcer la cohérence sous réserve d’affectation ciblée à partir des ressources nouvelles identifiées. Mais notre volonté première est d’accompagner les maîtres d’ouvrage dont les moyens se réduisent, de maintenir l’investissement et de renouveler les réseaux pour garantir l’alimentation en eau de nos concitoyens.

Nous ne répondrons à ces défis majeurs que si les moyens des agences de l’eau sont préservés. Le prélèvement annuel de 175 millions d’euros sur leur budget va ainsi à l’encontre de ce qui doit être notre objectif commun.

La redevance de l’eau doit servir cet objectif de la préservation de notre ressource en eau et de sa gestion. C’est un principe que nous avons maintes fois rappelé. L’enjeu de la biodiversité ne saurait remettre en cause une fiscalité juste et efficace au service de l’eau. Cet enjeu peut être relevé par les agences sur de nouvelles lignes budgétaires dédiées.

Face au défi du changement climatique, notre volonté est unanime. Il convient maintenant de garantir et sanctuariser les moyens d’une politique de l’eau ambitieuse et de rester fidèle à un principe fondamental : l’argent de l’eau doit plus que jamais aller à l’eau.